lundi 26 juin 2017

Les grèves ( comment résoudre l'extrême richesse et l'extrême pauvreté )

Leçon LXXVI   extraite de l'ouvrage "Les Leçons de Saint d'Acre"  recueillies par Laura Clifford Barney et traduites du persan par Hippolyte Dreyfus (p.291 à 295)   Auteur : Abdu'l-Bahà
1 ère édition en 1954 ;  5 e édition corrigée en 1982/Avril  Presse universitaire de France
6 e édition en 2007/Maison d'éditions baha'ies


     Les grèves  ( Il est fort à propos que  tous les gouvernements du monde prennent leur courage à deux mains et s’attellent enfin à l'élimination de l'extrême de richesse et l'extrême de pauvreté. L'instauration d'une société juste est source de paix, de tranquillité et de sécurité pour  tout le genre humain).

     Vous m'avez interrogé sur les grèves. Cette question est, et sera longtemps le sujet de grandes difficultés. Elles tiennent à deux causes. L'une est l'extrême avidité et la rapacité des fabricants et industriels, l'autre les excès, l'avidité et l'intransigeance des ouvriers et travailleurs. Il est donc nécessaire de porter remède à ces deux causes.
     Mais la cause principale de ces difficultés réside dans les lois en usage dans la civilisation actuelle ; car elles conduisent à ce qu'un petit nombre d'individus amassent des fortunes sans pareilles, dépassant leurs besoins, tandis que le plus grand nombre demeure dépourvu, dépouillé, et dans la plus grande misère. Et cela est contraire à la justice, à l'humanité, à l'équité ; c'est le comble de l'iniquité, l'opposé de ce qui cause la satisfaction divine.
      Ce contraste est particulier au monde de l'homme ; chez les autres créatures, c'est à dire chez presque tous les animaux, il existe une sorte de justice et d'égalité. Ainsi l'égalité existe dans un troupeau de moutons d'un berger et dans une bande de cerfs dans la campagne. De même, parmi les oiseaux de la prairie,  de la plaine,de la colline ou du verger ; et dans chaque espèce animale il existe une certaine sorte d'égalité. On ne trouve pas chez eux une pareille différence dans les moyens d'existence ; aussi vivent-ils dans la tranquillité et la joie les plus complètes.   
    Il en est tout autrement de l'espèce humaine qui persiste dans l'erreur la plus grande et dans l'iniquité absolue. Considéré un homme qui a amassé des trésor en colonisant un pays à son profit : il a conquis une fortune immense et s'est assuré des bénéfices et des revenus qui coulent comme un fleuve, tandis que cent mille malheureux, faibles et impuissants, manquent d'une bouchée de pain. Il n'y a là ni égalité ni bienveillance. Aussi, vous voyez que tranquillité et la joie générales sont anéanties, que le bien-être de l'humanité à tel point que pour un grand nombre la vie est devenue stérile. Car la fortune, les honneurs, le commerce, l'industrie sont entre les mains de quelques individus, tandis que les autres sont soumis à toute une série de difficultés et à des trouble illimités ; ils n'ont ni avantages, ni bénéfices, ni bien-être, ni tranquillité.
     Il faut donc instituer un règlement et des lois qui réglementeraient les fortunes excessives de certains particuliers et feraient face aux besoins de millions de pauvres de la masse ; on obtiendrait ainsi une certaine modération. Cependant, l'égalité absolue est toute aussi impossible ; car l'égalité absolue dans les fortunes, les honneurs, le commerce, l'agriculture, l'industrie, aboutirait au désordre, au chaos, à la désorganisation des moyens d'existence, et au désappointement universel ; l'ordre des affaires de la collectivité serait tout à fait détruit. Ainsi, des difficultés surgiront également si l'on impose une égalité injustifiée. Il est donc préférable d'établir la modération au moyen de lois et règlement visant à empêcher que se constituent des fortunes excessives de certains individus, et à protéger les besoins essentiels de la masse; Par exemple, les fabricants et es industriels amassent chaque jour un trésor, et les pauvres travailleurs ne gagnent pas leur subsistance journalière ; cela, c'est le comble de l'iniquité, et aucun homme juste ne l'accepterait.
      Il faut donc établir des lois et des règlements qui permettent au corps des ouvriers de recevoir leur salaire de propriétaire de la fabrique, et qui les associeraient dans le quart ou le cinquième des bénéfices, selon les nécessités de la fabrique ; ou bien que le corps des ouvriers et le fabricant soit associés d'une façon équitable dans les bénéfices et les avantages. En effet, le capital et la direction vienne du propriétaire de la fabrique, l'ouvrage et le travail du corps des ouvriers. Ou bien les ouvriers recevront un salaire qui leur assurera des moyens d'existence convenables, et lorsqu'ils cesseront le travail et seront affaiblis et sans ressources, ils auront des avantages suffisants sur le revenu de l'industrie ; ou bien les salaires seront suffisamment élevés pour que les ouvriers soient satisfaits de la somme reçue  et puissent mettre un peu d'argent de coté pour les jours de manque et d'impuissance.
     Lorsque les choses seront ainsi fixées, le propriétaire de la fabrique ne mettra plus de coté, tous les jours, un trésor qui ne lui sert absolument à rien ( car, si la fortune est disproportionnée, le capitaliste succombe sous un poids formidable et tombe dans les difficultés et les troubles les plus grands ; l'administration d'une fortune excessive est très difficile et épuise les forces naturelles de l'homme).  Pareillement, les ouvriers et travailleurs ne seront plus dans la misère et la gêne les plus grandes et ne seront plus soumis, à la fin de leur vie, aux pires privations.
     Il est donc clair et évident que la répartition de fortune excessive entre les mains d'un petit nombre d'individus, à coté des besoins de la masse, est une iniquité et une injustice. De même, l'égalité absolue serait un obstacle à la vie, au bien-être, à l'ordre et à la tranquillité de l'humanité. Dans ces conditions, la modération est de beaucoup préférable. Elle réside en ceci que les capitalistes soient modérés dans l'acquisition de leurs bénéfices, et qu'ils tiennent compte des besoins des pauvres et des nécessiteux ; c'est-à-dire que les ouvriers et travailleurs reçoivent un salaire journalier fixe et établi, et qu'ils aient aussi une part et une fraction des bénéfices généraux de la fabrique.
     Ce qui convient c'est que, en ce qui concerne les droits communs aux fabricants, aux ouvriers et aux travailleurs, des lois soient établies qui donnent aux fabricants des bénéfices modérés, et qui apportent aux ouvriers les moyens d'existence nécessaires et la sécurité pour l'avenir. Ainsi, lorsqu'ils s'affaibliront, cesseront de travailler, deviendront vieux et impotents, ou laisseront derrière eux des enfants en bas âge, que ce ne soit pas l’excès de pauvreté qui les anéantisse, eux et leurs enfants. Et ce seront les revenus de la fabrique elle-même, auxquels ils ont droit, qui leur fourniront une partie, si petite soit-elle, de leurs moyens d'existence.
     De même, les ouvriers ne doivent plus faire des revendications excessives et se révolter, ni demander au-delà de leurs droits ;  ils ne doivent plus faire des grèves, ils doivent être obéissants et soumis, et ne pas demander des salaires excessifs. Mais les droits réciproques et raisonnables des deux parties associées seront fixés légalement et établis selon des lois justes et désintéressées. Au cas où l'une des deux parties ferait une transgression, les tribunaux feraient condamner le transgresseur et l’exécutif devrait appliquer le verdict : ainsi, l'ordre serait rétabli et les difficultés réglées.
     L'immixtion des tribunaux et du gouvernement dans les difficultés pendantes entre les fabricants et les ouvriers est légale, pour la raison que les affaires courantes  entre les ouvriers et les fabricants ne peuvent être assimilées aux affaires ordinaires entre particuliers ne concernant pas le public, et dont le gouvernement ne doit pas s'occuper. En effet, biens qu'elles paraissent être des affaires personnelles, ces difficultés entre les deux parties sont au détriment du public ; car les affaires commerciales, industrielles, agricoles et les affaires générales du pays, tout cela est intrinsèquement lié. Si l'une souffre d'un vice, le détriment atteint la masse. Ainsi, les difficultés entre ouvriers et fabricants devienne une cause de détriment général.
     Le tribunal et le gouvernement ont donc le droit d'immixtion ; lorsqu'une difficulté entre deux individus présente au sujet de droits particuliers, il faut qu'un tiers règle la question : c'est le rôle du gouvernement. Donc, le problème des grèves qui causent des troubles dans le pays et qui, souvent, tiennent aux vexations excessives des ouvriers, aussi bien qu'à la rapacité des fabricants, comment pourrait-il être négligé ?
      Grand Dieu !  se peut-il qu'un homme qui voit un de ses semblables affamé, nu, dépourvu de tout, puisse se reposer et demeurer à l'aise dans son château luxueux ? Celui qui en rencontre un autre dans la plus grande misère peut-il jouir heureusement de sa fortune ? C'est pour cela que, dans la religion de Dieu, il est prescrit et établi que les hommes fortunés doivent, chaque année, abandonner une certaine part de leur fortune pour l'entretien des pauvres et des malheureux. C'est cela le fondement de la religion de Dieu, et cela engage tout les monde.
     Telle est la signification des bonnes œuvres dans les tablettes et les livres divins.

Les Leçons de Saint-Jean d'Acre ( Les grèves )Abdu'l-Bahà Ch.5/76

Documentation sur la foi Baha'ie

Librairie baha'ie

Processus éducatif pour enfants, jeunes et adultes

Aux frontières de l'Apprentissage : Frontiers of Learning -French subtitled     Dans des villes et des villages du monde entier, des jeunes et des moins jeunes prennent part au processus de construction communautaire basé sur les concepts enchâssés dans les écrits baha'is. Ce film réalisé en 2013,  relate les  perspectives et les expériences d'enfants, de pré-jeunes, de jeunes et d'adultes - en Colombie, au Canada,  en République Démocratique du Congo et en Inde - dont les efforts pour construire des communautés vibrantes se situent aux frontières de l'apprentissage.









 

vendredi 23 juin 2017

Pourquoi il faut suivre les enseignements des manifestations de Dieu ?

Leçon LXXXIV   extrait de l'ouvrage "Les Leçons de Saint Jean d'Acre" page 327 à 332  Auteur : Abdu'l-Bahà

     Questions -  Ceux qui ont pour eux les bonnes actions, leur bienveillance générale, des mœurs louables, qui agissent avec amour et bonté envers toutes les créatures, qui s'occupent des pauvres, qui s’efforcent d'établir la paix universelle, quel besoin ont-ils des enseignements divins ? D'ailleurs ils croient qu'ils peuvent s'en passer. Quelle est donc leur condition ?
     Réponse. -  Sachez que de tell, de tels efforts, de telles paroles sont louables et approuvés et qu'ils sont la gloire de l'humanité. mais ces actions seules ne suffisent pas ; c'est un corps de la plus grande élégance auquel il manquerait l'esprit. Car ce qui cause la vie immortelle, la gloire éternelle, la spiritualité universelle, le salut et la prospérité réelle, c'est tout d'abord la connaissance de Dieu ; et l'on sait que la connaissance de Dieu passe avant toute autre connaissance, et qu'elle est la gloire suprême de l'humanité ! Car, si dans la connaissance de la réalité des choses il y a des avantages matériels, si c'est par elle que la civilisation extérieur progresse,  la connaissance de Dieu est la cause du progrès et de l'attraction spirituels ;  la vision de vérité, la sublimité de l'humanité, la civilisation divine, la droiture des mœurs et l'illumination ne s'obtiennent que par elle.
     Ensuite vient l'amour de Dieu, dont la lumière  éclaire le cœur de ceux qui le connaissance et dont les rayons éclatants illumine l"horizon, donnant à l'homme la vie du royaume. En vérité, le but de la vie humaine est l'amour de Dieu, car cet amour est l'esprit de la vie et la bonté éternelle ! Si l'amour de Dieu n'existe pas, le monde contingent serait dans les ténèbres ; si l'amour de Dieu n’existe pas, les cœurs des hommes seraient morts et privés des sentiments de l’existence ; si l'amour de Dieu n’existait pas, l'affliction réelle n’existerait pas dans la création de l"homme ; si l'amour de Dieu n’existait pas, l'union spirituelle serait une chimère ; si l'amour de Dieu n'existait pas, la lumière de l'unité n'éclairerait pas l'humanité ; si l'amour de Dieu n'existait pas, l'Est et l'Ouest ne serait pas comme deux amoureux dans les bras l'un de l'autre ; si l'amour de Dieu n'existait pas, la division et la désunion n'auraient pas été changées en intimité ; si l'amour de Dieu n'existait pas, l'affliction n'aurait pas remplacé l'indifférence ; si l'amour de Dieu n'existait pas, l'étranger ne serait pas devenu l'ami ! L'amour humain a jaillie de l'amour de Dieu, et il est apparu par la bonté et la faveur de Dieu !
     Il est clair que la réalité de l'humanité est variée ; les opinions sont distinctes, les sentiments sont différents ; et cette différence d'opinions, de pensées, d'intelligences, de sentiments parmi les individus de l'espèce humaine, est due aux nécessités essentielles , car les différences dans les degrés de l'existence des créatures sont une des nécessités de l'existence qui se dénoue en formes infinies.
Donc, nous avons besoin d'un pouvoir général qui domine les sentiments, les opinions et les pensées de tous, grâce auquel ces divisions n'auront plus d'effet, et qui amène tous les individus sous l’influence de l'unité de l'humanité. Et il est clair et évident que le plus grand pouvoir qui existe dans l'humanité c'est l'amour de Dieu ; il conduit les différents peuples à l'ombre de la tente de l'affection, il donne aux nations et aux tribus opposés et hostiles l'amour et l'union les plus grands !
     Voyez, après le Christ, grâce à l'amour de Dieu, combien de nations, de races, de tribus, de peuples sont venus se ranger sous l'ombre du Verbe de Dieu : les divisions et les divergences de mille ans furent entièrement détruites et anéanties ! Les préoccupations de race et de patrie disparurent complètement ; l'union des âmes et des existence se fit ; tous devinrent des vrais chrétiens spirituels !
     La troisième vertu de l'humanité, c'est la bonne volonté, laquelle est le fondement des bonnes actions. Certains philosophes ont considéré  l'intention comme supérieure à l'action, car la bonne volonté est toute lumière ; elle est exempte des impuretés de l'envie, de l’inimitié, de la déception. Or, il se peut qu'un homme accomplisse une action pieuse en apparence, mais qui soit dictée par l'intérêt. Par exemple, un boucher chérit un mouton et le protège ; mais cette action pieuse du boucher est dictée par le désir d'en tirer profit, et le résultat de cette affection consiste à frapper d'un stylet le malheureux mouton. Combien d'actions pieuses sont dictées à l'homme par l'intérêt ! Mais la bonne volonté est affranchie de telles impuretés.
     Bref, à la connaissance de Dieu s'ajoutent l'amour de Dieu, l'attraction, l'extase et la bonne volonté, alors une action pieuse est complète et parfaite. Autrement , une bonne action aura beau être louable, si elle n'est pas soutenue par la connaissance de Dieu, l'amour de Dieu et une intention sincère, elle sera imparfaite. C'est ainsi que l'existence de l'homme doit réunir toutes les perfections pour être parfaite. La vue est une faculté extrêmement précieuse et appréciée, mais elle doit être aidée par l'ouïe ; l'ouïe est très appréciée, mais elle doit être aidée par la parole ; la parole est très appréciée, mais elle doit être aidée par le pouvoir de la raison, etc. Et ainsi de suite pour les autres pouvoirs,, les autres  organes et membres de l'homme ; lorsque tous ces pouvoirs, ces sens, ces organes, ces membres existent en même temps, il est parfait.
     Or, aujourd'hui on rencontre dans le monde des gens qui, en vérité, désirent le bien universel, et qui, selon leur pouvoir, s'occupent à protéger les opprimés et à aider les pauvres ; ils sont enthousiasmés pour la paix et le bien-être universel. Bien que sous ce rapport, ils soient parfaits, pourtant, étant privés de la connaissance et de l'amour de Dieu, ils sont imparfaits.
     Galien, le médecin, dans son livre où il commente le Traité de Platon, sur le gouvernement d'une cité, écrit que les principes fondamentaux de la religion ont une grande influence pour une civilisation parfaite, et la preuve en est que " la multitude ne peut pas comprendre l'enchaînement des paroles explicatives" ; aussi a-t-elle besoin de paroles symboliques pour l'annonciation des récompenses et des châtiments dans l'autre monde ; et ce qui prouve l'exactitude de cette affirmation, c'est qu'aujourd'hui nous voyons un peuple qu'on appelle les chrétiens croire aux châtiments et aux récompenses et que, de cette secte, émanent des actions de beauté comme celles qu'accomplirait un vrai philosophe. Ainsi, chacun de nous voit clairement qu'ils ne craignent pas la mort, qu'ils n'attendent et ne désirent d'autrui que la justice et l'équité, et qu'ils sont considérés comme de vrais philosophes !
     Maintenant, remarquez quel  devait être le degré de la sincérité, du zèle, des sentiments spirituels, des obligations de l'amitié et des bonnes actions d'un chrétien, pour que Galien, le médecin philosophe, bien qu'il ne fit pas partie de la secte du Christ,  ait témoigné des bonnes mœurs et des perfections de ces êtres, au point de dire qu'ils étaient des vrais philosophes !  Ces vertus, cette morale n'ont pas été uniquement obtenues par les bonnes actions. S'il ne s'agit que d'obtenir et de distribuer le bien,  cette lampe aussi, maintenant, est allumée et illumine la pièce ; sans nul doute, cet éclairage est un bien ; cependant, nous n'allez vous mettre à faire l'éloge de la lampe; le soleil fait progresser tous les êtres de la terre, et par sa chaleur et sa lumière, il leur donne la croissance et le développement ; y a -t-il un bien plus grand que celui-là ? Cependant, comme ce bien ne découle pas de a bonne volonté ni de l'amour et de la connaissance de Dieu, on ne le remarque.
     Lorsque, au contraire, un homme donne à un autre une coupe d'eau, ce dernier lui en est reconnaissant et le remercie. Un homme sans réfléchir, dira : ce soleil qui éclaire le monde, cette suprême bonté que l'on voit en lui, il faut les adorer et les louer ; pourquoi ne pas être reconnaissant et ne pas les remercier, alors que nous louons un homme qui se distingue par une simple petite qualité ? Mais si nous examinons la vérité, nous voyons que cette bonté insignifiante de l'homme est due à des sentiments conscients, et qu'elle est par conséquent, digne de louange. Tandis que la lumière et la chaleur du soleil ne sont pas dues aux sentiments et à la conscience ; elles ne sont donc pas dignes  d'éloge ni de louange et ne méritent ni reconnaissance ni remerciements.
     De même, lorsqu'un être accomplit une bonne action, bien qu'elle soit louable, si elle n'est pas causée par l'amour et la connaissance de Dieu,  elle est imparfaite.
     De plus, si vous regardez avec équité, vous verrez que ces bonnes actions des autres hommes, sont aussi, au fond, causées par le enseignements de Dieu ; c'est-à-dire, que les prophètes d'autrefois ont amené les homes à accomplir ces actes, leur en ont expliqués la beauté leur en ont commentés les effets superbes : ce enseignements se sont répandus parmi les hommes, leur sont arrivés successivement les uns après les autres et ont tourné leurs cœurs vers ces perfections. lorsque les homes ont vu que ces actions étaient considérées comme belles et devenaient une cause de joie et de bonheur pour l'humanité, ils s'y sont conformés. Donc, celles-là aussi viennent des enseignements de Dieu. mais il faut un peu d'équité, au lieu d'argumenter et de se disputer.
    Grâce à Dieu, vous êtes allés en perse, et vous avez vu comment les persans, par les saintes brises de Baha'ù'llàh, sont devenus bienveillants pour l'humanité. Autrefois, s'ils rencontraient quelqu'un d'autre race, ils le persécutaient et n'avaient pour lui que pensée de meurtre, haine et malveillance ; ils allaient jusqu'à le couvrir d'immondices. Ils brûlaient l’Évangile et la Bible ; s'ils touchaient ces livres, ils devaient laver leurs mains polluées ! Aujourd'hui la plupart d'entre eux récitent en chantant, comme il convient , le contenu de ces deux livres dans les réunions et les assemblées, et ils les commentent. ils offrent l'hospitalité à leurs ennemis. Ils traitent avec gentillesse les loups sanguinaires, comme s'ils étaient des gazelles de la plaine de l'amour de Dieu ! Vous avez vu leurs coutumes et leurs habitudes ; et vous entendu parler des mœurs des anciens Persans !  Cette transformation des mœurs, cette rectification de la conduite et des paroles sont-elles possibles autrement que par l'amour de Dieu ? Non, par Dieu ! Si, à l'aide de la science et de nos connaissance, nous voulions introduire ces mœurs et ces coutumes, certes cela prendrait mile ans, et elles ne se répandraient pas dans toute la multitude !
     Aujourd'hui,  grâce à l'amour de Dieu, elles se répandent avec la plus grande facilité.
     " Et soyez avertis, ô possesseurs d'intelligence ! "

" Les Leçons de Saint jean d'Acre" ont été recueillies par Laura Clifford Barney et traduites du persan par Hippolyte Dreyfus

     Abdu'l-Bahà put se rendre en Egypte, en Europe et en Amérique du Nord. il accueillait tous ceux qui venaient à lui. Il fut invité à parler dans les églises, les synagogues, les universités et dans les milieux les plus divers, des centres de théosophie à l'Armée du Salut. Il mourut à Haïfa, en 1921, au pied du Mont-Carmel et désigna, dans son testament, son petit fils Shoghi Effendi , comme premier Gardien de la Foi Baha'ie, mission qu'il remplit avec maîtrise.
     Le gouvernement d'Israël, comme l'avait fait le gouvernement du Royaume-uni quand il avait mandat sur la Palestine, a reconnu que la religion baha'ie avait droit aux considérations accordées aux grandes croyances possédant des communautés, des institutions et des édifices en Terre Sainte.
Laura Clifford-Barney

Nouvelles baha'ies

Tunisie : les baha'is lancent un SOS

Iran : arestation de deux baha'is à Shahin-Shahr/Isfahan

Un autre  étudiant baha'i expulsé d'université en Iran

Les assassins d'un baha'i ont été libérés sous caution

Comprendre la religion baha'ie, article du journal La Croix paru le 07 janvier 2017 par Claire Lesegretain

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dimanche 26 février 2017


Joyeux Ayam- I- Hà à toutes et à tous en ces jours de l'année, particulièrement consacrés à la générosité .


     " ô Plume du Très-Haut ! Dis : ô peuples du monde, Nous vous avons prescrit de jeûner durant une brève période, à l'issue de laquelle Nous avons fixé pour vous la fête de Naw-Rúz. Ainsi que l'a décrété le Seigneur du début et de la fin, l'Etoile matinale de la parole a-t-elle brillé au-dessus de l'horizon du Livre. 


     Que les jours excédentaires soient placés avant le mois du jeûne. Nous avons décrété que, parmi tous les jours et toutes les nuits, ceux-là seraient les manifestations de la lettre Há, et c'est ainsi qu'ils n'ont pas été compris dans les limites de l'année et de ses mois. Au cours de ces journées, il convient au peuple de Bahá d'organiser de bons repas pour eux, pour leur famille et, au-delà, pour les pauvres et les indigents, puis de saluer et de glorifier leur Seigneur, de chanter ses louanges et de magnifier son nom, dans la joie et l'allégresse; et lorsque finissent ces jours de générosité qui précèdent la période de restriction, qu'ils commencent le jeûne
     Ainsi l'a ordonné le Seigneur de toute l'humanité. Les voyageurs, les femmes enceintes ou qui allaitent, les malades, ne sont pas tenus de jeûner; ils en ont été dispensés par Dieu, en signe de sa grâce. Il est, en vérité, le Tout-Puissant, le Très-Généreux." 

Pour plus d'information sur le calendrier baha'i, son origine et son fonctionnement, c'est ici.


dimanche 11 septembre 2016

Preuves spirituelles de l'origine de l'espèce humaine (Les leçons de Saint jean d'Acre (AKKA_Palestine 1907) p.211

Prologue

     Le moment est venu de diffuser d'autres leçons du Maître Abdu"l-Baha. J'ai choisi l'ouvrage "Les Leçons de Saint Jean d'Acre"  pour sa richesse d'expression afin que l'âme sincère, sur le chemin, de son Bien-Aimé puisse être approfondie, restée
connectée.  
Cette première leçon " Preuves spirituelles de l'existence humaine", est choisie selon mon inspiration du moment et non pas en chronologie des sujets traités dans l'ouvrage. Libre à vous de découvrir les autres leçons pour votre propre gouverne. Car l'ouvrage est disponible, accessible et gratuit. Bien sûr le but de cette démarche est de vous faire connaître ces leçons lumineuses que constitue cet ouvrage  issu de conversations sténographiées en persan répondant aux questions de Laura Clifford Barney lors de ses sejours à Akka (1904-1906), l'actuel Acre en Israël. Cet ouvrage fut traduit en français par son mari Hippolyte Dreyfus. Pour notre plus grand bonheur.

Preuves spirituelles de l’existence humaine (p.211)

     Les preuves que nous avons apportées, relatives à l'espèce humaine,* étaient des preuves logiques ; maintenant nous parlerons des preuves spirituelles, qui sont essentielles. Comme nous avons donné de la Divinité des preuves logiques, et que, de même,  nous avons prouvé logiquement que l'homme existe dés l'origine et dés la fondation comme homme, que son espèce date de toute éternité, il s'agit maintenant de prouver spirituellement que l'existence humaine, c'est-à-dire l'espèce humaine, existe nécessairement et que, sans l'homme, il n'y aurait pas de perfection divine ; mais ce sont des preuves spirituelles: non des preuves de logique.
     Nous avons établi à maintes reprises, avec preuves et arguments à l'appui, que l'homme est le plus noble des êtres contingents, la réunion de toutes les perfections, et que tous les êtres et les créatures sont le lieu où resplendit l'éclat de Dieu ; c'est -à-dire que les signes de la grandeur divine sont apparents dans la réalité des choses et dans toutes les créatures. De même que le globe est le lieu où resplendit l'éclat du soleil (puisque sa lumière, sa chaleur, ses effets sont apparents et visibles dans les moindres atomes de la terre), de même les atomes des êtres, dans cet espace infini, proclament et prouvent l'une des perfections divines. Rien n'en est exclu. C'est, soit un signe de la miséricorde de Dieu, soit un signe de son pouvoir, de sa grandeur, de sa justice, de sa providence qui dispense l'éducation ; soit un signe de la bonté de Dieu, de sa vision, de son audience, de sa connaissance, de sa grâce, et ainsi de suite. 
      Nous en revenons à ceci que, nécessairement, chacune des créature est le lieu où resplendit l'éclat divin, c'est-a-dire que les perfections de Dieu sont apparentes et resplendissent en elles. Ainsi, le soleil, dans le désert, sur la mer, dans les arbres, dans les fruits et les fleurs, dans tout ce qui existe sur terre, resplendit. Le monde des créatures, c'est-à-dire chaque être existant, nous dit l'un des noms de la Divinité. Mais la réalité humaine est la réalité collective, la réalité générale, le lieu où resplendit l'éclat des toutes les perfections humaines ; c'est-à-dire que, pour chaque nom, chaque attribut, chaque perfection que nous reconnaissons en Dieu, il existe un signe chez l'homme. S'il en était autrement, l'homme ne pourrait pas les imaginer ni les comprendre.

     Ainsi nous disons que Dieu voit, et notre œil est le signe de sa vision ; autrement, comment pourrions-nous imaginer la vision divine ? Car l'aveugle, du moins l'aveugle-né ne peut imaginer la vision ; le sourd, du moins le sourd de naissance, ne peut imaginer l'ouïe ; celui qui est mort ne peut se représenter la vie. Par conséquent, la divinité de Dieu, qui est la réunion de toutes les qualités, éclate dans la réalité de l'homme ; c'est-à-dire que l’Essence d'Unité* est la somme de toutes les perfections et ce état  d'unité se reflète dans la réalité humaine : le Soleil de Vérité brille dans ce miroir. C'est pour cela que l'homme est le miroir parfait qui regarde le Soleil de Vérité ; Il est son lieu de resplendissement. L'éclat des perfections divines se voit dans la réalité de l'homme. Ainsi, il est le représentant de Dieu, son messager. Si l'homme n’existait pas, l'univers n'aurait pas de résultat, car le but de la vie est l'apparition des qualités divines.
         On ne peut donc pas dire qu'il y eut un temps on l'homme n'existait pas. Tout ce que l'on peut dire, c'est que le globe terrestre n'existait pas et qu'au commencement l'homme n'était pas non plus apparu sur cette terre. Mais, dés le commencement, qui n'a pas commencé, jusqu'à la fin qui ne finira pas, la manifestation parfaite existe* ; et cet homme dont nous parlons+, n'est pas n'importe quel homme, mais bien l'homme type. Car dans l'arbre, la partie la plus noble est le fruit qui est sa raison d'être ; si l'arbre n'avait pas de fruit, il ne signifierait plus rien. Donc, on ne peut imaginer que les mondes, les étoiles ou la terre aient un jour été peuplés d'ânes, de vaches, de souris et de chats, et qu'il n'y ait pas eu d'hommes. C'est une supposition fausse, insignifiante. La parole de Dieu est claire comme le soleil, c'est la preuve spirituelle ; mais on ne peut, en commençant, avancer cette preuve pour les matérialistes ; d'abord il faut mentionner les preuves logiques, ensuite les preuves spirituelles.

*Cf.sipra,XLVI :"Modification des espèces".
*Dieu
*C'est-à-dire qu'il y a toujours eu des manifestations de Dieu
+ En affirmant qu'on ne peut pas dire  qu'il y eut un temps où l'homme n'existait pas.


Nouvelles baha'ies

Are we facing the end of the world ? The big question - Bahai Faith's View

La Communauté internationale baha'ie demande au Président Rohani de cesser  l'oppression économique systématique
Temple baha'i in Chile ( Présentation du nouveau temple bah'i du Chili)
News and Docu. clips about Robert S. ABBOTT, a bahai, a lawier, and a newspaper publisher /editer
Southern Flame Baha'i Summer School 2016 (Prayer)
Un raport du Collectif Hrana sur la situation de Nasim Bagheri incarcérée à la prison d'Evin  en Iran

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mercredi 8 juin 2016

Les signes dans les cieux et sur la terre

"... Signes qui doivent accompagner la venue du Promis"
   
     Les écritures hébraïques, chrétiennes, musulmanes et autres, offrent une similitude remarquable dans la description des signes qui doivent accompagner la venue du Promis:
     Dans le livre de Joël, nous lisons:
     Je ferai paraître des prodiges dans les cieux et sur la terre, du sang, du feu et des colonnes de fumée. Le soleil sera changé en ténèbres et la lune en sang avant l'arrivée de l’Éternel, de ce jour grand et terrible... (Joël II, 30.). Car voici : en ces jours, en ce temps-là, quand je ramènerai tous les captifs de Juda et de Jérusalem, je rassemblerai aussi toutes les nations et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat (Jéhovah a jugé) et là j'entrerai en jugement avec elle... (Joël. III. 2-2.) C'est une multitude, une multitude dans la vallée du jugement: car le jour du Seigneur est proche dans la vallée du jugement. Le soleil et la lune s’obscurcissent et les étoiles perdent leur éclat. De Sion, l’Éternel rugit; de Jérusalem, Il fait retentir sa voix; les cieux et la terre en sont ébranlés. Mais l’Éternel est un refuge pour son peuple. (Joël. III 14-16.)
Le Christ dit : 
     Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront ébranlées; alors les signes du fils de l'Homme paraîtra dans le ciel; toutes les tribus de la terre se lamenteront et elles verront le Fils de l'Homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. (Matth.XXIV, 29-30.)
     Dans le Qur'an, nous lisons : 
     Lorsque le soleil sera décroché et les étoiles obscurcies; lorsque des montagnes se mettront en marche; lorsque les chamelle près de lettre bas seront négligées; lorsque les bêtes sauvages seront rassemblées; lorsque les mers seront en ébullition; lorsque les âmes seront réparties par groupes; lorsque l'on demandera à la fille enterrée vivante pour quel crime elle a été tuée; lorsque les pages des livres seront déployées; lorsque le ciel sera déplacé; lorsque la Fournaise sera attisée et le Paradis rapproché : tout âme saura ce qu'elle devra présenter. (Qur'an LXXXI : 1 à 14.)
     Dans le Kitab'i-Iqan, Baha'ù'llàh explique que ces prophéties relatives au soleil, à la lune et aux étoiles, aux cieux et à la terre sont symboliques et ne doivent pas être acceptées seulement dans leur sens littéral. Les prophètes s'occupent d'abord des choses spirituelle et non des choses matérielles, de la lumière spirituelle et non de la lumière physique. Quand ils parlent conjointement du soleil et du Jour du Jugement,ils entendent le Soleil de Justice. Le soleil est la source suprême de lumière; ainsi, Moïse fut la lumière suprême des Hébreux, le Christ fut celui des chrétiens et Muhammad celui des musulmans. Quand les prophètes parlent du soleil obscurci, ils désignent les purs enseignements de ces soleils spirituels qui sont obscurcis par les interprétations erronées, les malentendus et les préjugés, de sorte que les hommes sont dans les ténèbres spirituels. La lune et les étoiles représentent des sources lumineuses de moindre importance : ce sont les chefs et  maîtres religieux qui inspirent et guident les hommes. Quand il est dit : la lune ne donnera plus sa lumière ou sera changé en sang et les étoiles tomberont du ciel, cela signifie que les chefs d'églises seront avilis par des luttes et des querelles,  que les prêtres auront perdu l'esprit religieux, s'occupant des choses terrestres au lieu de choses célestes
     Toutefois le sens de ces prophéties ne saurait être épuisé par une seule explication, et ces symboles  peuvent encore s'interpréter de plusieurs autres manières. Baha'ù'llàh indique cet autre sens pour le mot  soleil, lune, étoiles : ils se rapportent aux instructions et commandements ordonnés par chaque religion. Comme à chaque Manifestation nouvelle, les cérémonies, les formes, les coutumes, les instructions des manifestations précédentes sont changés selon les nécessités de l'époque, c'est dans ce sens que le soleil et a lune sont transformés et les étoiles dispersées.
     Dans bien des cas, l'accomplissement de ces prophéties, prises à la lettre, serait absurdes ou irréalisable: par exemple, la lune se changeant en sang ou les étoiles tombant du ciel sur la terre. La moindre des étoiles visibles représente des milliers de fois le volume de la terre; si une seule de ces étoiles y tombait, la terre n’existerait plus pour en recevoir d'autres.Toutefois, en d'autres cas, la prophétie s'accomplit au sens matériel comme au sens spirituel. Par exemple, la Terre Sainte fut littéralement déserte et désolée durant des siècles, comme les prophètes l'avaient prédit; mais déjà, au jour de la résurrection, elle commence à se réjouir et fleurir comme la rose, ainsi qu'Isaïe l'a annoncé. Des colonies prospères  y ont été fondées, le sol est irrigué et cultivé; des vignes, des plantations d'oliviers, des jardins existent là où, un demi-siècle auparavant, n’existait qu'un désert de sable. Sans nul doute, lorsque les hommes transformeront leurs épées en socs de charrue et leurs lances en serpettes, les terres incultes et les déserts de toutes les parties du monde seront fertilisés; les vents desséchants et les tempêtes de sable qui soufflent de ce lieux arides, rendant toute vie impossible aux alentours, ne seront plus que souvenirs; sur toute la terre, le climat deviendra plus doux et plus uniforme; le ciel des villes ne sera plus souillé par les fumées et les gaz toxiques; et même au sens littéral et matériel, il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre.  

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samedi 28 mai 2016

Les temps des nations

Le temps de la fin

Le Christ et ses apôtres ont signalé bien des signes qui doivent caractériser les temps du retour du fils de l'Homme dans la gloire du père. Le Christ dit :
    Et  quand vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors qui sa désolation est proche.... Car ce seront des jours de vengeance pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit... Car il y aura une grande détresse dans le pays et de la colère contre ce peuple. Il tombera sous le tranchant de l'épée, il sera emmené captif parmi toutes les nations; et Jérusalem sera foulé aux pieds parmi les nations jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis ( Luc XXI, 20, 24.)
     Il dit encore :
Prenez garde que personne ne vous abuse. Car beaucoup viendront en mon nom disant : "Je suis le Christ." Et ils tromperont beaucoup de gens. Vous entendrez parler de guerre et de bruits de guerre; gardez-vous d'en être troublés car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s'élèvera contre une nation et u royaume contre un royaume et il y aura en divers lieux des famines et des tremblements de terre. Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. Alors on vous livrera aux tourments et on vous fera mourir, et vous serez haïs de toutes les nations à cause de mon nom. Alors  aussi plusieurs succomberont et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. Plusieurs faux prophètes s'élèveront et ils séduiront beaucoup de gens. Et parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Cet Évangile du royaume sera prêché dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. (Matth. XXV, 4- 14.)
     Dans ces deux descriptions, le Christ prédit en termes clairs sans voile ni réticence, les événements qui doivent se produire avant la venue du Fils de l'Homme. Dans les siècles écoulés, depuis ces paroles prononcées par le Christ, chacun des signes a été accompli. A la fin de chacun de ces passages, Jésus mentionne un événement qui doit marquer le temps du retour ;  dans l'un, c'est la fin de l’exil des juifs et la restauration de Jérusalem; dans l'autre, c'est la prédication de l'évangile dans le monde entier. Il est frappant de voir que l'un et l"autre de ces signes ont été littéralement accomplis à cette époque. Si les autres parties de la prophétie sont aussi vraies que celles-ci, il s'ensuit que nous devons vivre actuellement dans la période du temps de la fin dont parle le Christ.
     Muhamad aussi a signalé certains signes qui se dérouleront jusqu'au jour de la résurrection. Dans le Qu'ran nous lisons : 
Quand Allah dit : " Ô Jésus ! Je vais en vérité te rappeler à moi., t'élever vers moi; te délivrer des incrédules. Je vais placer ceux qui t-ont suivi au dessus des incrédules ; jusqu'au jour de la résurrection; votre retour se fera alors vers moi. Je jugerai entre vous et trancherai vos différends.( Qu'ran III: 55)
     Les juifs disent : " La main de Dieu est fermé ! " Que leurs propres mains soient fermées et qu'ils soient maudits à cause de leurs paroles. Bien au contraire ! Les mains de Dieu sont largement ouvertes et Dieu accorde ses dons comme Il veut. Ce qui est descendu vers toi, émanant de ton Seigneur, accroît certainement chez beaucoup d'entre eux, la révolte et l’incrédulité. Nous avons suscité, parmi eux, l'hostilité et la haine jusqu'au Jour de la Résurrection. Chaque fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Dieu l'éteint. (Qu'ran V : 64)
     Parmi ceux qui disent : " Nous sommes chrétiens, nous avons accepté l'Alliance.", certains ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé, Nous avons suscité entre eux l'hostilité et la haine, jusqu'au Jour de la Résurrection, __ Dieu leur montrera bientôt ce qu'ils ont fait. (Qu'ran V : 14).
     Ces paroles se sont littéralement accomplies : par l’assujettissement des juifs aux peuples chrétiens et musulmans, par la naissance des sectes et des luttes intestines qui ont déchiré juifs et chrétiens au cours des siècles,  depuis les avertissements de Muhamad. C'est seulement depuis le début de l'ère baha'ie,  (le jour de la résurrection) que les signes présageant la fin de ces conditions, sont apparus.

( Baha'ù'llàh et l'Ere Nouvelle Chap.13 -13/11  page 38 Oeuvre de J.E.Esslemont Maison d'éditions baha'ies) 


Actualités Baha'ies

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26 May 2016

Le coût de la discrimination - en Iran, en Afrique du Sud, partout

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Derrière la politique d'un Brouhaha actuel en Iran: la fille d'un ex-président Ayatollah et les Baha'is




Du Pew: bahá'ís embrasser la diversité, toutes les religions


US slams Iran pour les arrestations de dirigeants bahá'ís il y a 8 ans  http://edition.cnn.com/2016/05/14/us/iran-bahai/






samedi 2 avril 2016

Le retour du Christ

Le Retour du Christ


Dans nombre de ses entretiens, Jésus parle de la future manifestation de Dieu, parfois à la troisième personne, parfois à la première personne. Il dit : je vais vous préparer une place. Et lorsque je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et vous prendrai avec moi… (Jean, XIV, 2,)
Au premier chapitre des actes, nous lisons que, lors de l’ascension de Jésus, quelqu’un dit aux disciples : Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu d’entre vous, viendra de la manière que vous l’avez vu aller au ciel. (Actes I, 11.) De ces paroles et d’autres paroles semblables, bien des chrétiens déduisent que le Fils de l’Homme viendra sur les nuages, dans toute sa gloire; qu’ils le verront sous sa forme physique de ce même jésus qui parcourut les rues de Jérusalem, il y a deux mille ans, qui souffrit et versa son sang sur la croix. Ils s’attendent à pouvoir mettre les doigts dans les empreintes de clous laissés sur ses pieds et sur ses mains et dans la blessure que l’épée lui fit au coté. Mais un peu de réflexion sur les propres paroles du Christ chasserait une telle idée. Les juifs, au temps du Christ, professaient de semblables théories, sur le retour d’Elie, mais Jésus leur expliqua leur erreur, montrant que la prophétie selon laquelle Elie doit venir d’abord était accomplie, non par le retour de la personnalité d’Elie et du corps de l’ancien Elie, mais en la personne de Jean-Batiste  qui vint avec l’esprit et les pouvoirs d’Elie. Et si vous pouvez le comprendre, dit le Christ, il est cet Elie qui devait venir. Que celui qui a des oreilles entende. Par conséquent, le retour d’Elie signifiait l’apparition d’une autre personnalité, née d’autres parents, mais dotée par Dieu du même esprit et du même pouvoir. Ces paroles de Jésus impliquent certainement que le retour du Christ s'accomplira de même par l’apparition d’un autre personnage, né d’une autre mère, mais manifestant l’esprit et le pouvoir de Dieu qui animaient aussi le Christ.
Baha’u’llàh explique que le retour du Christ s’est effectivement produit par l’avènement du Bàb et par sa propre manifestation. Il dit :

Considérez le soleil. S’il disait : “Je suis le soleil d’hier !” ce serait la vérité. Et, si tenant compte de la succession des jours, il disait : “ Je suis un autre soleil ! “ ce serait encore la vérité. De même pour les jours : si l’on assure qu’ils sont tous les mêmes, c’est correct et exact; et si l’on affirme que, par leur nom et leur désignation, ils diffèrent les uns des autres, c’est également vrai. En effet, bien qu’ils soient identiques, il y a cependant pour chacun d’eux, une désignation différente, un attribut spécifique, un caractère particulier. Considérez de ce même point de vue la diversité et l’unité caractéristiques des diverses manifestations de sainteté, afin de pouvoir comprendre les allusions faites aux mystères de l’unité et de la diversité par le Créateur des noms et attributs, et trouver ainsi vous même la réponse à votre question sur le point de savoir pourquoi, en des temps différents, l’éternelle Beauté a elle-même pris des noms et des titres divers. (Le Livre de la Certitude, P.11.)

Sachez que la venue du Christ pour la seconde fois ne signifie pas ce que les gens croient, mais plutôt l’avènement du Promis qui doit lui succéder. Il viendra avec le royaume de Dieu et avec sa puissance qui a englobé le monde. Cet empire est celui du monde des cœurs et des esprits et non celui de la matière; car, au regard du Seigneur, le monde de la matière n’est pas comparable à une seule aile de mouche, si tu es de ceux qui savent. En vérité, le Christ vint avec son royaume, depuis le commencement qui n’a pas de commencement et il viendra avec son royaume dans l’éternité des éternités; car le mot “ Christ “ pris en ce sens, est une expression de la divine Réalité, la pure Essence, et l’Entité céleste qui n’a ni commencement ni fin; elle paraît, s’élève, se manifeste et se retire à chacun des cycles. (Tablette of Abdu’l-Bahà, vol.1, p.138.)

Extrait de "Baha'u'llàh et l'Ere nouvelle" de JE Esslemont p.235-236


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